Les Échos de Saint-Roustan n°24

Une explosion réveille Saint-Roustan !

Ce matin dans la nuit, une terrible explosion a retenti, réveillant tout le monde et faisant aboyer tous les chiens de maîtres-nageurs-sauveteurs (les seuls canidés à avoir échappé à la noyade jusqu’alors). Non pas à 4h00 du matin comme nos consœurs et confrères peu ponctuels du Saint-Roustan Post l’ont indiqué, mais à 4h03 précisément.
En cause : un joyeux fêtard rassilarien amateur d’introspection aurait manipulé un obus calibre 122 avec son rectum. Un accident regrettable, mais qui a eu le mérite de permettre à la Roustinière, en passe de submerger Saint-Roustan et de projeter la cité dans les oubliettes de l’inexistence, de reprendre son cours.

Jean-Christophe Tartin

Ce n’était pas le Petit José Fils de

Ce n’était pas le « Petit José Fils de ».
Le couffin flottant sur la Roustinière, dont nos consœurs et confrères de Notre Roustan ont relaté les pérégrinations dans leurs colonnes, a finalement fini sa course folle et a été retrouvé, coincé dans la roue du Vieux Moulin, avec à son bord non pas un nourrisson mais… Loïc Grangeant, l’une des 6 personnes de petits taille de Saint-Roustan disparues pendant la crue. (Ndlr : alors que le niveau de l’eau atteignait déjà les aisselles des gens normaux de taille moyenne, ils n’avaient pas eu la présence d’esprit de monter sur une chaise ou un quelconque autre promontoire.)
Loïc, qui a survécu en mangeant des moules de la Roustinière, devient donc le seul et unique nain de la cité rassilarienne.

Olaf Durgensür

Les caméras de vidéosurveillance ont filmé l’explosion

Explosion dans le vortex

Le moment précis de l’explosion, à 4h03 précises.


L'explosion du barrage

Quelques secondes après l’explosion du barrage. On distingue la faille béante en son centre, cernée de flammes encore chaudes.

Drame aux Arènes de Crocorrida

Les sinistrés réfugiés dans les Arènes de Crocorrida ont vécu une nuit d’enfer. Les crocodiles (qu’on pensait réduits à un petit nombre du fait de leur carence en protéine accumulée depuis l’abandon de ce sport traditionnel) se sont au contraire reproduits. On denombre, en comptant seulement les réfugiés qui n’ont pas été ingérés entièrement, près de 89 décès. Les 3 survivants, pour la plupart estropiés, se sont cachés dans les gradins.

Blandine Legland

Édition papier :

Les Échos de Saint-Roustan n°24

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