Le Saint-Roustan Post n°9

Les montages de presse :

Un full gagnant

Il n’y a pas de bourse de cotation des organes de presse à Saint-Roustan. Aussi, lorsque des titres changent de propriétaires, les derniers avertis sont les journalistes et les employés qui l’apprennent ensuite en lisant ceux-ci.

C’est une espèce de chaises musicales par voie de conséquence car les journalistes à Saint-Roustan bénéficient d’un statut particulier. Comme les pharmaciens, il y a à la fois un numerus clausus, un quota et un statut dédié.

Reclassés

Ils doivent être reclassés dans les nouveaux titres qui naîtraient d’une fusion-acquisition. Hélas, souvent les concentrations aboutissent à la suppression pure et simple de titres et donc d’emplois.
A moins d’utiliser la subtilité fréquente à Saint-Roustan : les plumes changent mais, grâce aux pseudonymes, les auteurs restent…
Cela permet d’éviter de désorienter le lecteur puisque c’est toujours le même qui signe alors que ce n’est pas toujours lui qui écrit.
Enfin c’est plus simple même si ce n’est pas évident à expliquer.

Tu connais pas la dernière

On en sait un peu plus sur les transactions qui ont abouti à cette nouvelle holding. Il semble qu’il y a ait eu peu de négociations puisque des témoignages (anonymes même si on sait qu’il est serveur à La Cave à Bites) relatent le moment où le groupe Touhingo a raflé la mise.
Les patrons de presse jouaient au poker et à plus d’heures du matin et après une consom-mation abusive de manque de modération, la dernière partie a fait miser chaque patron son titre de presse dans de grands éclats de rire.

Le trèfle a gagné

Et comme par hasard, c’est le trèfle qui a gagné. Ça tombe à pique, Monsieur Maurice, tandis que le cœur reste sur le carreau.
La liberté de la presse s'est jouée au poker

Eddy Planel

Édition papier :

Le Saint-Roustan Post n°9

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