Les Échos de Saint-Roustan n°20
Édito
Crise de crue dans la presse rassilarienne et micro-plongeoir de notre reporteuse Séraphine Lapointe, toute l’actualité de Saint-Roustan est dans les Échos !
Crise de crue dans la presse
Seulement 4 heures de trêve dans cette nuit t-t-terrifiante (ndlr : excusez-moi, c’est l’émotion) qu’a vécu Saint-Roustan dans les rédactions de ses différents organes de presse, y compris ici, aux Échos. En effet beaucoup de nos con-soeurs et con-frères journalistes sont arrivés au petit matin avec des mines de crayons émoussées et le regard hagard que l’on connaît bien, celui venu du nord. 
Les rotatives sont folles et les infos tournent en rond, le papier commence à manquer pour les éditions du jour, en cause leurs stocks pillés par des malotrous qui se chiaient dessus devant une telle débandade de la mairie à gérer cette situation de crise exceptionnelle en pleine période pré-électionnelle. Aussi le Comité de Soutien à la Parole Libre, association à butte à corriger non lustratif créée par le club des échangistes informels de Saint-Roustan, invite toute la population à exprimer avec fiévreur ce soir à 20 heures, un grand « OH » collectif en soutien à tous ces journalistes et pigistes littéralement noyés dans ce tsunami d’informations, ainsi qu’à clapper dans l’eau à leur fenêtre avec tout ce qui leur tombe sous la main, poêles, casseroles, pagaies (surtout évitez les louches, elles seront toujours utiles pour écoper les trop plein). Ce geste fort poussera peut-être enfin le maire et ses adjoints à sortir de la réserve et s’exprimer ouvertement sur cette question : « la crise de crue, comment on la gère sans se chier dessus quand même le papier manque ? »
Alverre De Lacuiteaucul
MICRO-PLONGEOIR inondations
Il y a du mauvais mais aussi du bon. C’est M. Dieudonné Lagaule, 95 printemps et habitant au 4ème étage de l’église-HLM (Habitation Largement Médiocre) qui m’a conté, et le conte à tous ceux qui veulent bien l‘entendre, son histoire incroyable. Ce vieux monsieur lourdement handicapé n’avait plus accès à son plus grand plaisir : aller planter sa canne dans la roustinière. Et c’est hier matin, en allant se soulager aux toilettes, qu’à sa plus grande surprise il y a saisi une magnifique truite arc-en-ciel d’une bonne livre. De ses propres mots, il nous a confié à voix basse (pour ne pas écorcher l’oreille de ses voisins qui, eux, baignent jusqu’au trognon) « il faut bien que le malheur des uns fasse le bonheur des autres. Maintenant je me sens comme ces esquimaux qui pêchent en faisant un trou dans la banquise ». Son sourire exprimait toute sa joie.

Propos recueillis par Séraphine Lapointe
Édition papier :


















