Notre Roustan n°4
CRUE : LES PHOTOS
Terrible image du bas-plateau de Beauze, sur lequel s’échouent quotidiennement animaux, femmes, hommes et enfants rejetés comme des loques par les eaux en furie de la Roustinière.

Une modeste habitation sous les eaux et un nourrisson dérivant dans une panière emplie de paille au gré du cours de la rivière… Des animaux domestiques et deux personnes visiblement désœuvrées semblant chercher quelque chose… L’enfant ? Sans doute. Il est certain que beaucoup y verront un étrange parallèle avec l’histoire du « Petit José, fils de » que nous vous rappelons dans nos colonnes.

LE PETIT JOSÉ
« Fils de » : retour sur la légende
Revenons en 1944, lorsque le grand, et pas des moindres, archéologue Andy Djaunes tomba sur une mystérieuse pierre gravée que même Champignon n’avait su décrypter.
Il s’agissait d’inscriptions indiquant le lieu de naissance du « Petit José, fils de ». Nom d’un nazi sans prépuce !
N’écoutant que son courage, il attrapa son lasso et son célèbre béret basque, rapporté lors de l’un de ses périples, et partit sans se retourner, la pierre sous le bras.
Il traversa les mers et les océans, même le désert de Somalie, où il rencontra Lyly. Mais leur idylle fut de courte durée, Lyly voulait aller danser.
Rien ne devait le détourner de sa quête, pas même Lyly, aussi putienne soit-elle, et il reprit sa route.
Jusqu’à ce que, enfin, il arriva dans un minuscule village nommé PainAuThléem, tirant son nom d’une spécialité à base d’eau, de farine, de levure et de cacao. Était-ce le graal ?
Non ! Le Graal était dans un petit carré de terre bombé où il pouvait lire “Ci-gît on sait pas qui, fils de on sait toujours pas qui”…
Armé de ses deux mains, il enleva toute la terre possible pour découvrir un linceul étincelant, tellement lumineux qu’il réussissait à peine à le regarder.
Il se mit sous l’ombre d’un grenadier et lu, avec stupeur : “Petit José, fils de”.
Malgré son goût prononcé pour la spécialité du village, les pains au thléem, il décida de rentrer afin d’explorer ce linceul dans son laboratoire.
Il traversa de nouveau le désert de somalie où Lyly dansait toujours. Était-elle atteinte de la maladie de Saint-Guy en raison du soleil de plomb, nous ne le saurons jamais.
Il retraverse les mers et les océans, croisant des nazillons dont il se débarrassa sans remirds, tantôt les étranglant avec son lasso, tantôt leur tranchant la gorge à l’aide de son béret basque tel un boomerang aux bords tranchants, pour arriver enfin vivant dans son laboratoire.
À suivre.
Joséphine Delabarre


















