Roustan Secret n°2
RÉFORME DE L’ORTHOGRAPHE

L’affaire des chocolatines coquines
Suite à l’affaire des “chocolatines coquines de l’idylle aux enfants” aussi appelée le cas des “pains au chocolat scélérats de l’idylle aux enfants”, la tension monte dangereusement à Saint Roustan. Afin d’enrayer la discorde entre les 2 camps, notre bon maire a demandé à Lylia Vairon, notre linguiguiste spécialisée en ophtalmologie Balzacienne, de trouver une solution à cette cabale odieuse contre on sait qui. Ainsi, contre l’avis de Jack Lang, Lylia Vairon nous propose une réforme majeure et consentante, de l’orthographe à l’académie Rassilarienne.
Le suffixe “tine” disparaîtrait au profit du suffixe “tein”.
Dorénavant nous commanderons une chocolatein à la boulangerie de Mme Célestein Wick. Nous tremperons la tétein du petit José fils de dans la Schtoutz pour le faire dormir. Les disciples de Raspoutein ne craindront plus la guillotein en cas de prosélytisme dans les canteins de l’école. Les fans des sexteins mettront de la brillantein dans leurs cheveux comme leur idole Dany Brillant. À la Saint Valentein, coquinerie gourmande oblige, vous pourrez vous enduire de poutein, et le reste ne nous regarde pas. Et si votre tartein tombe du bon côté, vous ne pourrez plus invoquer la loi de Newton, et coller une mandale dans la tronche de votre tantein ivre caisse qui pue la langoustein.
Si comme Jack Lang cette réforme vous pique la rétein, un sondage “pour ou contre la chocolatein” vous attend au bureau des autorités clandesteins de Saint Roustan.
Point sur l’affaire “Les chocolatines coquines de L’idylle aux enfants”
De nouveaux témoins affirment que le sous-sol de la boulangerie “L’idylle aux enfants” était bien un glory hall clandestin dédié à nos adorables chérubins. Ils confirment également que les fameuses “chocolatines coquines” étaient farcies au LSD et au GHB. Le maire continue de marteler que la cave de l’établissement n’était pas un Glory hall, mais un Golri hall*. Les enfants y pogotaient sur les groupes de punk La Souri Déglinguée et GBH, entre deux sketchs d’humour du facétieux clown chirurgien Éric Lampret, d’où la malheureuse confusion avec cette sinistre rumeur de “chocolatines coquines” selon les uns, ou de “pains au chocolat scélérats” selon les autres. Le groupe punk LSD, enfonce le clou de l’innocence, en nous révélant je cite “S’il y avait eu du LSD ou du GHB dans les pains au chocolat, on se serait pas fait chier à bouffer les spaces cakes immondes “empruntés” dans les pièces à conviction par la Cheffe de police.” Le groupe GBH, lui, regrette vivement de ne pas avoir pu goûter à ces “chocolatines coquines” qui semblaient “trop bonnes sa mère, bordel!”.
Nous apprenons à l’instant que les nouveaux témoins se sont malheureusement électrocutés en se brossant les dents, et sont décédés pendus au fil de leurs brosses à dents en voulant éviter une flèche égarée par un chasseur, et que le groupe GBH a fait une overdose collective pendant un stage de plongée sous-marine.
Bien malin qui pourrait dire quelle est la vérité dans cette sombre affaire, mais si on cherche à qui profite le crime, tout devient clair. Les zadistes nous rabattent les oreilles avec leur monde de décroissance, et voilà un établissement de plus qui ferme dans des circonstances particulièrement étranges à Saint Roustan. D’ailleurs, les rails de chocolat à l’intérieur des viennoiseries incriminées formaient un Z à ce qu’il paraît, un Z comme celui régulièrement tagué sur le “Saint” du panneau de Saint Roustan. Pas besoin d’être Madame Boule pour comprendre…
Édition papier



















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