Boum n°1

Le souffle de l’indépendance

On respire !

Après la main-basse du groupe Touhingo sur les trois principaux journals rassilariens, des journalistes du Saint-Roustan Post ont décidé de claquer la porte de leur titre et d’unir leurs compétences à celles du journaliste Dany Norbert pour fonder un journal indépendant : Boum.

‘Boum”, c’est bien sûr une référence au “Grand Boum”, l’explosion du barrage qui a permis aux eaux de la Roustinière de circuler à nouveau et de ne pas engloutir la cité, mais cela représente aussi cette explosion de la presse écrite qu’a provoqué l’OPA du multi-millionnaire Vincent Ballaraie sur les journals rassilariens au cours d’une simple partie de poker, démontrant avec quel sérieux les magnats des médias considèrent l’information et la liberté de la presse.

D’autres journalistes, indépendants ou provenant de titres mainstream, nous rejoindrons peut-être. Mais pour l’instant, l’équipe de Boum est constituée de : Dany Norbert, Eddy Planel, Élise Tusset, Éric Courte-Clairière, Karima Mouchoud, Simon Wlesenthal et Youssef Staline.


Ils ont donné l’assaut, on s’est tapé des barres

Mes consœurs, confrères et moi-même, comme nous vous le relations dans la dernière édition authentique du Saint-Roustan Post, nous étions retranchés dans le local technique du journal, avant que les forces de l’ordre ne donnent l’assaut.

Eh bien contrairement à de très nombreuses mesures prises par la municipalité depuis trop longtemps, la décision de Guilhem Maurice de remplacer les gaz lacrymogènes par des gaz hilarants (voir le dernier Bulletin municipal de Saint-Roustan) fonctionne et a été mise en œuvre fort à propos nous concernant.

Avant de donner l’assaut du local technique, les agents de police ont en effet lancé des grenades hilarogènes par les conduits d’aération. À leur arrivée sans doute un peu précoce, les gaz étaient loin d’être dissipés et nous avons passé 2 heures à nous taper des barres ensemble.

Ils nous ont ensuite conduits au commissariat où nous avons passé la nuit, dans la cellule voisine de Boubacar Diabaté.

Quand je me suis réveillé, j’ai vu ma consœur Élise Tusset avec un képi sur la tête, mon confrère Simon Wlesenthal entièrement nu, et la commandante Véronique Génée affalée sur les genoux d’Eddy Planel avec le slip de Simon Wiesenthal sur la tête.

Des événements que le maire aurait certainement voulu garder secrets. Mais nous ne sommes plus dépendants de ses amis milliardaires.

Youssef Staline


Notre journal est accessible gratuitement à tous, mais incessible aux milliardaires

C’est grâce à vous que nous pouvons rester indépendants, accessibles et incessibles. Merci !

Je soutiens Boum

ÉDITION PAPIER

Boum n°1

0 réponses

Laisser un commentaire

Rejoindre la discussion?
N’hésitez pas à contribuer !

Laisser un commentaire