La Voix de la ZAD n°2
Nous entrerons dans la carrière quand nos aînés n’y seront plus…
Et maintenant des badges !
Ce Guilhem Maurice n’en peut plus de se prendre pour un Big Brother. Non content d’avoir des exigences vis-à-vis des mem-bres de Zad-Roustan qui ne demandaient pas mieux que de retrouver leurs origines, le voilà qui voudrait les équiper d’un badge…
Déjà la discussion a tourné court de la part de nos pamatriarches lorsque le maire a voulu installer une caméra soit-disant de “sécurité”, en réalité de surveillance, à l’entrée du village. Les arrivants de la ZAD seraient ainsi fichés.
Voilà qu’il réitère ses délires de contrôle de la population en cherchant à légitimer un pseudo-certificat de bourgmestre arboré sur la poitrine de tout un chacun avec son identité supposée.
Quelle forme cela prendra ? Y aura-t-il une puce à l’intérieur ?
Attention : l’étoile, le triangle et toutes sortes de formes de croix sont susceptibles de rappeler des horreurs passées…
Ne va pas pousser le bouchon trop loin, Maurice !
Les négos sont difficiles
Ce n’est pas pour rien qu’il a réussi à se maintenir au pouvoir pendant autant de mandats. Le clientélisme, l’opportunisme, la corruption, le népotisme, l’immense mauvaise foi, toutes choses qu’il considère comme des qualités d’homme de pouvoir, tout cela l’aveugle.
Se rend-il seulement compte qu’en quittant Saint-Roustan, les amis de la Zad ont sauvé son honneur. Qui en avait bien besoin…
L’honneur de Saint-Roustan bafoué quand son chef préfère aller prendre du bon temps au moment où le village était menacé tandis que les zadistes faisaient tout leur possible pour donner asile au plus fort de la crue.
Malgré les insultes, les sous-entendus de trahison, les zadistes ont tenu le cap : rester fidèles à l’esprit, même si parfois il a fallu le faire en expédiant hors les murs des rigolards égarés cherchant Bigard. Bigard ? Vous avez dit : Bigeard ?
Mais dans l’expérience vécue par les zadistes, les Rassilariens se sont identifiés : la fidélité, jusqu’ici concept inconnu à Saint-Roustan, va faire son entrée par la Grande Porte.
Plus jamais de noyés !
Non à la tradition !
Sans anticiper des débats qui ne sauraient tarder trop longtemps, il faudra bien remettre quelques fonctionnements anté-rieurs à la Cata du 22 mars en cause. Une sorte d’inventaire du Grand Boum.
Car des questions restent posées.
Et si la presse n’est pas suffisamment indé-pendante pour le faire, le devoir en revient à une modeste feuille de chou comme la nôtre : c’est quoi ce bordel ?
Vous connaissez la dernière ?
Est-ce qu’il croit vraiment qu’il suffit de rebaptiser un panneau pour que tout soit comment avant ? les ailes déployées ?
En tous cas, dans sa tête, il y aura l’inau-guration du nouveau pont (ex-futur barrage), épicétou. Tout le monde sera là, cravates, pantalons repassés et fleurs dans les cheveux. Il nous fera le coup du discours qu’on n’entend pas pour sono pourrie, puis la fanfare qu’on entendra trop et faux.
Il croit vraiment qu’un coup de peinture et hop, il récupère le triple de sa population sans avoir à faire un effort de promesses, des garanties et des cautions…
On voit bien qu’il n’a pas parcouru le monde comme nous, rencontré des coopérateurs, des initiatives de solidarité active, des collectifs militants, des organes de Rousistance.
Maurice Ubu
S’il ne sait pas ce que ça fait d’avoir pris conscience de sa force par un élan collectif parsemé d’éclats de rire. Il devrait regarder les podcats de la Dernière et il se rendrait bien compte de la force de la résistance et de la joie.
DEUS QUOQUE NON EST SED SALTEM SUMUS
C’est çui qui dit qui y est
Édition papier :



















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