La Voix de la ZAD n°1
La crise est aiguë et l’heure est grave
Pas de mouvement du 22 mars
Le narratif qui a inondé le groupe les Habitants de Saint-Roustan depuis les grandes pluies du mois de février était-il honnête ?
C’est une question qu’aucun des “médias” de ce groupe n’a osé poser, embrigadés par une forme de victimisation à la mode.
Qu’est-ce que le 22 mars a signifié à part la Grande Frousse mise en avant par les médias mainstream qui nous ont montré des vallées et des villages inondés à longueur de reportages ?
On le sait désormais : les autocrates ont besoin de provoquer un sentiment d’insécurité pour se vautrer dans les discours rassurants. Qu’est-ce d’autre que la protection d’un pseudo-saint pour nommer une bourgade ?
Cachez ce saint
Pierre-Emmanuel Barré est-il influençable au point d’inventer une canonisation sans rien en dire ?
Cela en fait certes des questions.
Pour autant, les réponses sont-elles au niveau de ces questions ?
Est-ce que c’est en culpabilisant les membres des Amis de ZAD-Roustan d’avoir su anticiper les méfaits de la gestion lamentable des interminables mandats de ce Maurice (qui pousse le bouchon un peu loin) que les conditions d’un accord nouveau peuvent être remplies ?
Qu’en est-il au passage de l’enquête sur le ciment de Bétépé, même s’il faut admettre qu’un scandale a évité une catastrophe.
Mais enfin, drôle manière de gérer les affaires de la ville…
Nos membres exigent des éclaircissements.
Et d’ailleurs qui nous dit que les membres de ces deux groupes ne sont pas les mêmes ? Ah !
Pas peur des questions
Toutes ces questions, nous allons en débattre en colloque avant de donner une réponse aux demandes quelquefois saugrenues des immobilistes rassilariens représentés (encore une fois) par cet autocrate corrompu, traître et oppor-tuniste s’il en est qui irait, s’il n’avait un surmoi, jusqu’à nous parler de peuple élu et de diaspora.
Môssieur consent à ne pas nous “démanteler” : Môssieur est trop bon !
Les groupes de travail qui vont s’orga-niser en tendances publieront les syn-thèses de leurs réflexions de façon à permettre un débat clair et transparent (et ce n’est pas de la transphobie que d’évoquer cela).
Consensus sinon référendum
Si aucun consensus ne se dégage sur les réponses à ces pseudo-revendications, un référendum sera organisé dans notre enceinte car il ne s’agit pas d’un congrès statutaire : juste en quelque sorte de la signature d’un traité.
Il n’est pas sûr que le débat soit mené de façon aussi démocratique chez les Habitants. En tous cas, la question mérite d’être posée.
Les manouches on en parle ?
Il va bien falloir aussi, puisqu’il est question de regroupement autour du lieu mythique originel, se poser les bonnes questions.
Certes, nous sommes d’accord pour le désarmement de la police municipale mais est-ce que ce ne serait pas l’occasion pour offrir l’asile à ceux qui ont quitté le bourg sans rejoindre la ZAD et qui campent sur les plaines alentours et qui enchantent nos soirées par les parfums de barbecues et les folles danses animées de guitares ?
Tout doit être remis à plat
Il ne suffira pas d’offrir des gilets et des bennes pour recruter des recycleurs de métaux ou de peaux de lapin.
Quant à la question de remettre Sybille Vieille à la municipalité, nous on veut bien mais on ne sait plus où elle est…
La dernière fois qu’elle a été vue, elle était justement dans la caravane du chef des manouches… et personne ne veut aller la chercher…
Édition papier :



















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