Le Saint-Roustan Post n°4
L’affaire du ciment frelaté
Les dossiers découverts dans la clé usb retrouvée la semaine dernière dans le pot de fleur de l’entrée de service de notre agence ont commencé à donner quelques renseignements.
Parmi les milliers de messages partiellement retranscrits par ce qu’il est convenu d’appeler désormais les « Saint-Roustan Papers », de nombreux échanges laissent apparaître une collusion entre une certaine Germaine, employée à la mairie, et le secrétariat de l’entreprise de BTP Bétépé.
Lèze béton
Celle-ci est le fournisseur attitré, suite à un appel d’offres, du ciment destiné aux toupies de construction du barrage.
Ce qui a mis la puce à l’oreille des enquêteurs, c’est la date de péremption de plus d’une quinzaine de sacs de ciments rapatriés de Syrie par une entreprise mise en cause dans un procès de collusion avec des états terroristes.
On sait que le clinker, principal constituant du ciment, est obtenu à partir d’un mélange de 80% de calcaire (CaCO ») et de 20 % d’argile (silicoaluminate).
Les résultats du labo
Dans les analyses retrouvées dans les courriers des Saint-Roustan Papers, un chimiste aurait confondu et permuté ces valeurs.
Sur plusieurs centaines de tonnes de la production du cimentier, ce défaut pourrait être fatal si, comme on le suppose, tout le bas du barrage a été bâti avec, même si la précaution a été prise de recrépir avec du ciment correct.
On peut se demander ce qu’il se passera lorsque la quantité d’eau et sa pression rencontrera un matériau composé à 80 % d’argile.
En attendant, le plus important pour l’enquête est de savoir quels sont les liens effectifs entre Germaine et Gégé de Bétépé. À suivre.
Simon WIesenthal
Drame
Bétépé, parlons-en ! Mise en cause dans l’affaire des « Saint-Roustan Papers » (ndlr : voir la colonne d’à côté), l’entreprise rassilarienne de BTP a été le théatre d’un drame : une femme amputée des quatre membres et un homme amputé des membres inférieurs, employés tout deux de ladite entreprise. Selon leurs dires, ils étaient en train d’essayer de mettre des sacs de ciment à l’abri de la montée des eaux quand ils auraient été surpris, la femme « à quatre pattes » et l’homme agenouillé derrière elle, par une vague submersive. Ils seraient finalement restés coincés dans le ciment durci et, ne parvenant pas à les en dégager, les skours n’ont pas eu d’autre choix que de leur scier les membres à ras du sol.
Un drame en rapport avec les « Saint-Roustan Papers » ? N’allons pas trop vite en besogne, il s’agit peut-être d’une simple coïncidence.
Youssef Staline
Bien essayé
L‘idée de la municipalité pour éviter que les eaux de la Roustinière n’envahissent la place de la mairie : des flèches creusées dans les « ruisseaux » (ndlr : rigoles au milieu des rues anciennes et servant de caniveaux) remplies d’eau pour « indiquer à l’eau la direction à prendre » (sic). Bien essayé ! Mais l’eau, surtout plate, n’en fait qu’à sa tête.

Photo : Zitounia Dutrouao



















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