Les Échos de Saint-Roustan n°42
Édito
Comme si le fait que Saint-Roustan ait été rayée de la carte ne suffisait pas, la canicule qui frappe la cité depuis quatre semaines, presque un mois, n’en finit pas et les soldats du feu ont du intervenir sur de nombreux départs de feu, incendies et même « méga-feux » capable de générer leur propre micro-climat.
Jean-Christophe Tartin
Retour sur les deux méga-feux
« On n’en peut pu, on est à bout de souffe. » Les « souffleurs », jadis employés à sécher le linge des Rassilariens et aujourd’hui reconvertis à l’extinction des feux auprès des sapeurs et sans reproche pompiers menés par la commandante Coralie Le Guennec, ne sont malheureusement pas parvenus à éteindre le méga-feu qui s’étendait du square Childéric Maurice jusqu’au quartier pavillonnaire du Couloulier.
C’était sans compter l’abnégation de Marc Ladouane, le pilote chevronné du seul hélicoptère bombarder d’eau de la commune. Empêché de faire le plein dans la Roustinière asséchée par la sécheresse, il a été autorisé à s’approvisionner exceptionnellement dans la piscine des Arènes de Crocorrida. Douze aller et venues auront suffit à circoncire le feu malgré les plaintes des supporters de Benyamin Netanyahu.
Au final, des dégâts matériels estimés à 700 millions de Roustons et des ravages environnementaux inestimés, mais heureusement peu de pertes humaines à déplorer avec seulement dix-neuf victimes plus ou moins décédées des suites de morsures de sauriens.
À l’origine du sinistre, la loupe géante installée par Mme Béchade à l’occasion de sa « classe découverte des insectes du square » pour les têtes blondes du centre aéré de l’école Nadine Razillac.
Ailleurs, au Nord-Ouest de la commune, un incendie parti du bord de la voie rapide s’est étendu sur la plaine du Cardeau jusqu’à lécher les vitres du CHU et de la médiathèque Gaël Golio.
En cause, un mégot jeté par la fenêtre d’un camion-citerne. Le conducteur se serait arrêté sur le bord de la chaussée pour éteindre le départ de feu provoqué par son geste imprudent, mais aurait pour cela utilisé le tuyau de la citerne de gasoil au lieu de celui du réservoir d’eau.
Plus de peur que de mal néanmoins, puisque hormis le décès tragique du routier et le gâchis en carburant, le feu n’a pas causé d’autres dégâts. D’après les spécialistes, il se serait éteint de lui-même après avoir généré son propre orage chargé d’averses de grêle.
Des incendies qui donnent lieu cependant à des commentaires pour le moins surprenant dans la population.
Comme ce tag particulièrement long retrouvé gravé au chalumeau sur un tronc d’arbre obèse : « Et Super Maurice qui balance des bombes à eau bénite avec l’hélicoptère télécommandé du petit José Fils De, pour contre-circoncire le feu dans le respect de l’équilibre de la laïcité, on en parle ? » non loin de l’incendie qui a ravagé le parking de la Mosquée-HLM.
Ou encore ce témoignage de René Michalu, pompier à la retraite réserviste : « Pour moi, c’est clair et net, la bombe atomique c’était un acte héroïque de Guilhem Maurice pour souffler l’incendie qui s’était déclaré derrière le lavoir. »
Blandine Legland
ÉDITION PAPIER





















Laisser un commentaire
Rejoindre la discussion?N’hésitez pas à contribuer !