Edamsborg – Journal d’un marcheur de nuages n°2
Louche la babouche (2)
Obligé de trimbaler un rouleau de papier hygiénique dans sa poche de pardessus, le dorénavant jeune privé Edamsborg n’a pas avalé sa bourde : laisser une feuille de son carnet personnel avec un cadeau à la nature.
Et surtout que son contenu (l’écrit bien sûr, pas l’autre) soit divulgué dans La Rouste.
On voit en plein jour les pratiques « journalistiques », il se disait. « Quand, au commissariat on les traitait de mange-merde, on n’imaginait pas être à ce point clairvoyants.
Mais bref : des épiphénomènes, ce n’est pas le genre du bonhomme.
Finalement, c’est pas plus mal que ça se sache, qu’on réfléchit, c’est comme ça qu’il voyait les choses. Si on lui avait demandé, il aurait été pour la transparence totale, qu’il se disait.
Après tout, la babouche, tiens !
Autant se féliciter de quelque chose.
La babouche c’est réglé ! le labo confirme qu’elle n’a jamais été chaussée par un pied.
Donc : ni droite ni gauche.
Au moins ça limite les recherches même si tous les unijambistes du canton ont été perquisitionnés… On attend les résultats, au cas où.
La peinture en bombe maintenant.
Faudra bien en parler de ces sprays de peinture en vente libre, mais où on va ?
Et le graphisme de ce Z, son sens, sa signification…
Même dans les archives de Costa Gavras, maintenant qu’il y a internet, on ne peut plus écarter aucune piste.
Il savait que Z était l’abréviation de Zi (il est vivant, en grec).
Le message serait-il subliminal ?
Après tout, c’est bien parce que ZAD-Roustan a été rebaptisé Saint-Roustan que tout a commencé.
Si Z veut dire qu’il est vivant, c’est de l’esprit zadiste qu’il serait question.
Si c’étaient eux, est-ce que les zadistes auraient revendiqué l’action ? Par quel moyen ? Difficile à dire puisque les ponts sont coupés du fait du référendum et de l’impossibilité d’une opposition à faire campagne pour le pas.
Vous imaginez des affiches qui diraient : « votez pas », ils sont pas sortis de l’auberge.
Finalement, le maire est malin et il leur rend service en les rendant muets : qu’est-ce qu’ils auraient eu comme argument ?
Si, il y a bien la trouvaille d’un trublion avec sa punchline #pointdesuspension. Faut reconnaître que c’est balèze.
D’ailleurs va falloir l’avoir à l’œil celui-là : toujours sur les réseaux sociaux à haranguer ses folles ovaires…
Édition papier





















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